surplus d’épargne et fiscalité

Mars 2021

Le surplus d’épargne bientôt soumis à une hausse de la fiscalité ; qu’en est-il ?

La pandémie de la Covid-19 confronte les gouverneurs du monde à des situations inédites. En France, le gouvernement est invité par quelques élus à se servir d’une partie du surplus de l’épargne des français afin de faire face à la crise. Cette proposition est pour l’heure repoussée par le gouvernement. Mais qu’en est-il réellement ?

Découvrez, dans cet article, l’essentiel de ce qu’il faut savoir sur le sujet.


D’où vient le surplus d’épargne ?

La crise de la Covid-19 a changé les manières de vivre des français. Ces derniers, qui étaient habitués à un rythme de consommation et des moments de loisir, ont vu leur routine être modifiée par la limitation d’activités sportives, festives, etc. Alors contraints de rester chez eux, les français ont trouvé l’occasion d’épargner en réduisant leur taux de consommation. L’année 2020 aura vu le total de l’épargne des français connaître un grand bond.

D’après le rapport de la Banque de France, l’épargne des Français aurait atteint un montant record de 200 milliards en 2020, soit une augmentation d’environ 18,8%. Cette accumulation d’épargne représente deux fois le montant du plan de relance du gouvernement français estimé à 100 milliards d’euros. Et la tendance est loin de décliner en 2021. Pourquoi ?

Face à la persistance de la crise, les français pensent que les mois qui suivront (la crise notamment), ne seront pas vraiment faciles. Ils craignent une cherté de la vie et une hausse du nombre de chômeurs. Ces différentes craintes font qu’ils continuent à épargner, ce qui laisse prévoir un autre surplus d’épargne conséquent en 2021.


Quelle est la couche de la population qui épargne le plus ?

70% de l’épargne record enregistrée par les français en 2020 est détenue par une minorité de la population. D’après les chiffres du Conseil d’analyse économique (CAE), cette couche de la population n’est autre que 20% des « ménages les plus aisés » de France. Face à ces ménages, les foyers les plus modestes ont été frappés durement par la crise. 20% de ces foyers se sont ainsi vus dans l’incapacité d’épargner et pire, ont été contraints de puiser dans leur économie afin de faire face à la crise.


Pourquoi le surplus d’épargne pourrait être soumis à une hausse de la fiscalité ?

La mesure qui consiste à soumettre le surplus d’épargne des français à une hausse de fiscalité s’inscrit dans le désir de soutenir la reprise des activités économiques. D’autant plus que les épargnants ont une situation de vie assez confortable, leur surplus pourrait servir d’investissement dans le processus de relance de l’économie nationale.


Quelle est la position du gouvernement face à la situation ?

L’ambition du gouvernement est de parvenir à relancer l’économie du pays. Pour ce faire, un plan d’action de 100 milliards a été établi. Même si le coût de la relance ne fait que la moitié de la somme des épargnes disponibles, le gouvernement refuse pour le moment toute action visant à toucher au revenu disponible non consommé des français. Au contraire, le gouvernement invite les français à la consommation ou à l’investissement dans les entreprises et PME françaises.